top of page
Rechercher

Pratiquez ce que vous prêchez : la compassion n'est pas que pour les autres

  • Photo du rédacteur: Deroubaix Marina
    Deroubaix Marina
  • 28 janv.
  • 3 min de lecture
deux mains ouvertes contenant un cœur que l'on peut à la fois offrir et garder
Et si vous vous accordiez la même douceur que vous accordez aux autres ?

On est souvent bien plus doux avec ses ami(e)s qu’avec soi-même. Quand ils ou elles viennent nous voir avec leurs doutes, leurs peurs ou leurs échecs, on cherche rarement à les enfoncer. On écoute et on rassure, on essaie de faire de notre mieux pour soutenir, comprendre, parfois aider à trouver une solution ou tout simplement être là et proposer une épaule.


Il est rare que l’on dise à un(e) ami(e) qu’il ou elle « exagère », qu’il ou elle « n’a qu’à faire plus d’efforts » ou encore que « ça devrait déjà aller mieux ». Et pourtant, ce sont parfois exactement les mots que l’on s’adresse intérieurement, presque automatiquement, sans même s’en rendre compte.


Face à nous-mêmes, le ton change souvent. La compassion s'envole.

On se juge plus durement, on peut parfois se parler sans ménagement. On exige plus d'efforts, on minimise ce qui nous arrive et l'impact que ça a sur nous, on critique notre incapacité à faire mieux… là où l’on accorderait spontanément compréhension, indulgence et compassion à quelqu’un qu’on aime.


Pourquoi cette différence ?


Les raisons peuvent être multiples et souvent personnelles, il n’y a pas vraiment d’explication type. Pour certain(e)s, c’est une voix intérieure exigeante héritée du passé, de son éducation ou de ses parents ou des modèles parentaux qu’on a pu avoir en grandissant ; pour d’autres, ça peut être une croyance qu’il faut se “pousser” pour avancer à tout prix ; ou encore, ça peut être l’idée souvent inconsciente qu’on ne mérite pas autant de douceur que les autres. Les mêmes difficultés n’appellent pas les mêmes jugements selon qu’elles concernent un proche ou nous-mêmes. On peut même parfois se dire « oui mais moi, ce n’est pas pareil ».


On pourrait croire que se parler durement est une façon de se motiver, de se discipliner, de ne pas « se laisser aller », comme si la bienveillance envers soi-même était synonyme de complaisance ou de laxisme. Mais souvent, c’est exactement l’inverse qui se produit : la dureté intérieure nous fige, nous décourage et nous épuise. Elle alourdit la situation au lieu de l’éclairer : vous faites de votre mieux et ce n’est pas en vous fouettant que vous allez magiquement trouver vos solutions.


Une chose est sûre : si vous êtes capable d’être bienveillant(e), lucide et encourageant(e) avec les autres, vous êtes aussi capable de l’être avec vous-même. Lorsque vous vous surprenez à être dur(e) envers vous, ou bloqué(e) dans une situation qui vous concerne, vous pouvez essayer ce recadrage simple :« Et si c’était mon ou ma meilleur(e) ami(e) qui vivait cela… qu’est-ce que je lui dirais ? »


Très souvent, les mots qui viennent sont plus justes, plus humains, plus encourageants que ceux que l’on s’adresse habituellement. Et ces mots-là vous appartiennent, vous pouvez choisir de vous les adresser à vous-mêmes.


Être bienveillant(e) avec soi-même ne signifie pas renoncer à toute responsabilité ni choisir la facilité. Cela signifie se parler d’une manière qui aide réellement à faire face, à comprendre et à évoluer, plutôt que de s’enfoncer sous le poids du jugement. Alors, pratiquez ce que vous prêchez. Toute la sagesse, la compassion et la douceur que vous savez offrir aux autres ne sont pas uniquement réservées à l’extérieur, vous y avez droit vous aussi.


Si ce thème vous parle, je peux vous aider à faire le point au travers d’une séance « Point de rencontre », puis vous accompagner lors de séances supplémentaires si vous en ressentez le besoin. Réservez directement en ligne ou contactez-moi via le formulaire pour plus d’informations.

 
 
 

Commentaires


bottom of page