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Le temps n'a pas d'importance, seule la vie est importante

  • Photo du rédacteur: Deroubaix Marina
    Deroubaix Marina
  • 18 févr.
  • 3 min de lecture
Deux personnes dansent en tournant le dos à une horloge qui fond pour signifier que le temps n'a que l'importance qu'on lui donne
Le temps n'a que l'importance qu'on lui donne

Vaste sujet que le temps. On passe beaucoup de temps à tenter de le négocier, le quantifier, l’optimiser ; il est omniprésent et structure nos journées et nos projets mais aussi parfois notre narration intérieure : on peut parfois se dire que « c’est trop long » ou « ça va trop vite », on peut aussi se dire « je n’ai pas le temps » ou « ce n’est pas le bon moment ». Le temps est un repère qui peut parfois se transformer en pression ou en excuse. On s’en sert pour procrastiner ou repousser ce qu’on a peur de faire, on s’en sert pour se comparer ou encore pour se condamner et se blâmer d’une certaine passivité.


Mais le temps est, point. Il avance et est incompressible, il ne peut ni accélérer ni ralentir, il n’a aucune charge émotionnelle, il n’est pas responsable de nos décisions. Il n’y a que notre perception du temps qui peut varier et qui est subjective. Une année est une année. Mais elle peut sembler interminable lorsque l’on attend une réponse médicale, ou paraître filer comme l’éclair quand on élève un enfant. On peut se dire qu’elle est largement suffisante pour se remettre d’un évènement et s’en vouloir de ne pas réussir à l’avoir fait « dans les temps », tout comme on peut se dire qu’elle est encore trop courte pour s’autoriser à construire des choses sérieuses, dans un travail ou une relation par exemple.


Le temps devient relatif dès qu’on le replace dans un contexte. Le problème n’est donc pas le temps lui-même, mais la norme implicite que l’on associe à ce contexte : l’idée que « dans cette situation, cela devrait prendre tant de temps ». Nous nous jugeons alors en fonction d’un délai arbitraire. Or cette relativité est différente pour chacun, les choses prennent le temps nécessaire, et ce temps nécessaire dépend de la personne, de son histoire, de ses ressources, de son rythme.


Un deuil prend le temps qu’il prend, une guérison prend le temps qu’elle prend, un changement prend le temps qu’il prend. On ne peut pas tricher avec le temps, et lutter contre lui crée de la tension ; mais on peut composer avec, jouer avec sa perception, et s’autoriser à prendre le temps nécessaire à faire ce que nous souhaitons faire, ou être ce que nous souhaitons être.


Comment ? Si vous vous dites « ça fait déjà un an » ou « c’est trop long » ou « ça va trop vite », par exemple, demandez-vous : par rapport à quoi ? A qui vous comparez-vous ? À quelle échéance invisible est-ce que vous obéissez ? Ou encore, demandez-vous : s’il n’y avait aucune date, aucune échéance, aucun âge idéal ou de « ça devrait déjà être fait », continueriez-vous quand même ? Si oui, alors ce qui vous pèse n’est pas le choix, mais l’impatience de le voir aboutir. Si la réponse est incertaine, peut-être que le temps n’est pas le vrai problème mais plutôt le choix en lui-même.


Le temps n’a pas d’importance, seule la vie est importante. Non pas la vitesse à laquelle elle avance, mais la manière dont vous la vivez pendant qu’elle passe.


Si ce thème vous parle, je peux vous aider à faire le point au travers d’une séance « Point de rencontre », puis vous accompagner lors de séances supplémentaires si vous en ressentez le besoin. Réservez directement en ligne ou contactez-moi via le formulaire pour plus d’informations.


 
 
 

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