5 idées reçues sur la thérapie
- Deroubaix Marina
- 5 juin 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 août 2025

La thérapie reste entourée de beaucoup de malentendus. Entre préjugés culturels, expériences ratées et peur de passer pour quelqu’un de “fragile”, il est facile de rejeter l’idée avant même de l’avoir considérée sérieusement. Pourtant, faire une thérapie n’est pas un aveu de faiblesse, mais un acte de lucidité. Voici cinq
idées reçues sur la thérapie, que j’ai voulu décortiquer une par une.
Idée reçue n°1 - « Je ne vais pas assez mal pour aller en thérapie. »
Nul besoin d’aller très mal ou d’atteindre un point de non-retour pour faire une thérapie, juste de ressentir le besoin et l’envie d’aller mieux, même si vous pensez que votre mal-être n’est que passager. C’est comme serrer les dents quand on a mal parce qu’on « n’a pas assez mal pour consulter ou prendre des médicaments », personne ne vous donnera de médaille à la fin pour avoir souffert en silence et sans aide, vous allez juste souffrir alors que vous pourriez moins souffrir. Nul besoin d’aller mal tout court d’ailleurs, car la thérapie peut être très efficace pour améliorer sa vie sans que celle-ci soit nécessairement très pénible.
Idée reçue n°2 - « Je n’ai pas vécu de choses assez traumatisantes pour aller en thérapie. »
Il y a des traumatismes universels bien sûr, bien que parfois certaines personnes les vivant ne sont pas traumatisées. Mais ce qui définit un traumatisme c’est la perception du vécu et moins le traumatisme en lui-même, ce qui signifie que parfois nous pouvons vivre des choses horribles et faire preuve de résilience, et parfois rester marqué(e)s par des évènements en apparence inoffensifs.
Un traumatisme est un évènement vécu qui n’a pas été correctement traité par le cerveau et qui continue de déclencher des réactions émotionnelles et parfois physiques extrêmement violentes, en disproportion avec le temps écoulé depuis l’évènement. Plus simplement dit, s’il vous arrive de repenser à un évènement que vous avez vécu et que vous avez l’impression que ça s’est passé la veille, et que ça vous affecte comme si ça s’était passé la veille, c’est un traumatisme, peu importe la nature de l’évènement. Donc non, pas besoin d'un drame hollywoodien pour justifier une thérapie.
Idée reçue n°3 - « J’ai essayé avec un(e) thérapeute mais j’ai eu une mauvaise expérience, je ne suis pas fait(e) pour la thérapie. »
Ce serait comme dire que la musique n’est pas faite pour vous parce que vous êtes tombé(e) sur un mauvais concert. Il y a autant de pratiques que de praticien(ne)s, et c’est dommage de se priver d’un ou de plusieurs outils qui pourraient nous aider en se croyant inapte ou non-réceptif(ve) à la thérapie. Peut-être est-ce simplement que vous n’avez pas trouvé la bonne personne pour vous aider, le problème ne vient pas forcément de vous. A nuancer selon le contexte mais écoutez-vous et si vous êtes mal à l’aise pendant une séance ou que vous ne vous sentez pas compris(e) ou écouté(e), changez de thérapeute. On a la chance aujourd’hui d’avoir une multitude de professionnel(le)s proposant plein de thérapies et d’outils différents, le choix est bien plus large qu’avant et l’accessibilité aussi.
Idée reçue n°4 - « La thérapie c’est pour les faibles. »
Admettre qu’on a besoin d’aide et qu’on n’y arrive pas seul(e) n’a rien de faible, c’est au contraire une grande preuve de maturité ; ça demande beaucoup de courage d’aller affronter ses peurs, par rapport à les fuir ou les sur-rationaliser. Ce n’est pas un aveu d’échec mais un acte de responsabilité et je dirais même, d’amour de soi. Qui n’est pas un gros mot d’ailleurs, des gens vous aiment, pourquoi pas vous ? Vous pourriez au moins envisager de ne pas vous détester.
Idée reçue n°5 - « J’en parle à mes amis, ça suffit. »
Le soutien de ses proches est primordial mais n’équivaut pas à une thérapie. Vos ami(e)s ne sont pas neutres, n’ont pas été formé(e)s pour accueillir certaines dynamiques psychiques, et ne voudront pas forcément vous confronter avec justesse quand cela est nécessaire. La thérapie n’est pas une simple conversation : c’est un espace structuré, sécurisé, avec une intention et une méthodologie. Vos ami(e)s ne sont pas vos thérapeutes ; et si vous les traitez comme tel(le)s, il est peut-être temps de leur offrir une thérapie aussi.
Déconstruire ces idées reçues, ce n’est pas vendre la thérapie comme une solution miracle. C’est juste rappeler qu’elle est un espace possible, accessible, et bien plus vaste que ce qu’on imagine souvent. On peut y aller sans “raison valable”, on peut y retourner après une mauvaise expérience, et on peut aussi en sortir quand c’est le bon moment. Ce n’est pas un échec d’avoir besoin d’aide : c’est humain.
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